GUTH Louis

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Le Lieutenant-colonel Louis Guth était un officier français important à Diên Biên Phu, chef d’état-major du Colonel de Castries, tué lors de la bataille le 28 décembre 1953, touché par une rafale de mitrailleuse dans les hautes herbes. Son rôle était crucial, il dirigeait le PC avec le Colonel Piroth avant de trouver la mort lors d’une reconnaissance, tragiquement quelques mois avant la fin de la bataille.

Rôle et fonctions à Diên Biên Phu :

  • Chef d’état-major : Il travaillait en étroite collaboration avec le Colonel de Castries et le Colonel Piroth au sein du poste de commandement.
  • Officier de reconnaissance : Il participait activement aux missions d’exploration, comme celle où il a été mortellement touché.

Circonstances de sa mort :

Le lieutenant-colonel GUTH, chef d’état-major du GONO, demande à faire une reconnaissance avec l’escorte d’une section au pied de GABRIELLE TJ 94/71 est tué par une rafale Viet de 18 balles. Le capitaine COMPAIN du 5e BPVN, blessé, est évacué le soir sur Hanoï. 1 VM tué non identifié, patrouille VM se replie vers le Nord.

Témoignage de médecin-chef de bataillon Jean Thuriès : Le 28 décembre, à midi, nous sommes attablés a la popote de l’antenne quand un coup de fil du PC nous apprend que le chef d’état-major de Castries, le lieutenant-colonel Guth, a été touché alors qu’il effectuait une reconnaissance en Jeep, entre l’extrémité nord de la piste d’aviation et Gabrielle. Avec Jacopin, nous sautons dans une Jeep porte-brancards et filons à vive allure le long de la piste d’aviation.

Une zone d’herbage a été défrichée au-delà des plaques métalliques. Nous poursuivons plus lentement jusqu’à la lisière d’herbes à éléphants, le tran comme l’appellent les autochtones, et j’arrête la Jeep pour continuer à pied. Dans ces herbes hautes de plus deux mètres, un soldat nous fait signe et nous conduit un peu plus à l’intérieur du tran, là où s’est produit le drame. Des éclaireurs en périphérie assurent notre protection. Au centre d’un petit groupe de combattants méduses, deux corps sont étendus à terre. Le lieutenant-colonel Guth a été touché d’une rafale qui l’a cisaillé en écharpe depuis le bassin jusqu’à l’épaule opposée. Il est mort sans avoir eu le temps de souffrir. (Source : Merci Toubib, page 122).

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