CAILLAUD Robert

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Robert Caillaud est né en 1921 à Aubiat, en Auvergne, où il passe son enfance.

Saint-Cyrien de la promotion Charles de Foucauld en 1941-42, il rejoint très vite la Résistance. Son charisme et son abnégation motiveront de nombreux jeunes à rejoindre le maquis de la zone Auvergne dont il est l’un des membres les plus ardents. Malgré son arrestation par la Gestapo, il rejoint l’AS puis la 1re Armée du Général de Lattre pour libérer la France.

Il s’illustre particulièrement lors de la bataille du Bec, où ses 2 sections défendent victorieusement le pont de Decize face aux 13 000 hommes du général Elster. A tout juste 27 ans, il reçoit la Légion d’honneur.

Il rejoint ensuite la Légion étrangère avec laquelle il part en Indochine. Il participe notamment aux combats de la RC4 et de Diên Biên Phu. Lieutenant au 2e REI, il se distingue par son inventivité en formant un peloton de légionnaires à cheval. Il est ensuite envoyé au 2e BEP en Algérie pour y former la 1re Cie avant son déploiement. En décembre 1949, sa Cie saute de nuit sur la garnison de Tra Vinh, alors encerclée par trois régiments Vietminh, et repousse l’attaque ennemie.

Il se porte volontaire pour sauter dans la cuvette de Diên Biên Phu et rejoindre selon ses mots « les copains qui sont là-bas et qui ne comprendraient pas que je les abandonne ». Il y atterrit le 6 avril 1954 et rejoint le combat auprès du Commandant Bigeard jusqu’à la reddition du camp retranché le 7 mai 1954. Il est alors capturé et son emprisonnement se déroule au camp vietminh de rééducation no 1.

« Sa conduite en captivité au camp n° 1 sera exemplaire, marquée par son soutien aux plus faibles et son refus de toute compromission avec l’adversaire » — Jean-Pierre Simon.

Classé « élite » par ses chefs, il est à la fin de la guerre d’Indochine officier de la Légion d’Honneur et multiplement cité.

C’est en Algérie qu’il fait de nouveau face à l’épreuve du feu avec son régiment de cœur, le 2e REP.

Le 29 mai 1963, il en prend le commandement. Commence alors la « révolution Caillaud ». Sous son action, le 2e REP devient l’unité d’élite que l’on connaît aujourd’hui. Dévoué à l’arme des parachutistes, le général Caillaud est nommé Cdt de l’École des troupes aéroportées en 1972. Il œuvrera pour la mise en place de projet ambitieux, comme le brevet chuteur opérationnel.

Enfin, après son adieu aux armes, il crée l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes et préside l’Entraide Parachutiste, livre ses derniers souvenirs aux jeunes engagés. Il préside, par ailleurs, l’Entraide Parachutiste de 1984 à 1992.

Il parvient à faire venir en France 42 anciens légionnaires vietnamiens et leur famille chassés de chez eux par le régime communiste.

Le général Robert Caillaud parrain de la 207e promotion (2020-2023) de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr. Il est décédé en 1995, cinq mois après avoir eu l’honneur de porter la main du capitaine Danjou lors de la cérémonie de Camerone. Il repose au cimetière d’Aubiat.

  • Grand officier de la Légion d’honneur.
  • Croix de guerre 39–45 avec 3 citations.
  • Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec 8 citations, dont 3 à l’ordre de l’armée.
  • Croix de la Valeur militaire avec 3 citations, dont 2 à l’ordre de l’armée.
  • Médaille des blessés.
Le colonel Caillaud et ses paras légionnaires du 2e REP. Crédit : Légion étrangère.

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