Sergent, reporter du SPI (Service presse information).
Mortellement blessé le 13 mars 1954 en faisant des photos d’un C-47 détruit sur la piste principale durant le déchargement de denrées alimentaires.
Un deuxième reporter, André LEBON, est blessé au pied (arraché). Il est soigné à l’hôpital, amputé puis rapatrié.
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Le SPI a une double mission : informer la Métropole et informer les troupes. Ces reporters ont donc des instructions très précises sur l’image qu’ils doivent renvoyer des combats et des combattants. Par exemple, il leur est demandé de privilégier trois types de « photos de guerre » :
- les photos d’ « action » : « ce ne sont pas forcément des photos de combat. Ce qu’il ne faut pas, en règle générale, c’est prendre des natures mortes ; il faut du mouvement : chars en train de franchir des obstacles, troupes dans la boue, hommes en équilibre sur une diguette, canons qui tirent, etc… » ;
- les photos d’ « expression » : « il faut montrer la fatigue, la peine, la joie des troupes pendant ou après l’action. Penser toujours à produire le choc psychologique :
- les photos « pittoresques » : mettant en relief les populations d’Indochine avec leurs caractéristiques et en général le cadre dans lequel vivent les soldats de l’Union française ».
(citations extraites de la « Note pour les reporters » écrite par le Capitaine Frois, Chef du Service Presse-Information à Saïgon en juillet 1951, archives du Service Historique de la Défense, SHD).
Source : Les soldats de l’image en Indochine (Delphine Robic-Diaz)
Lire également : Production de photographies par les soldats-reporters en Indochine et mise en valeur par la presse magazine illustrée (Denis Ruellan et Josiane Ruellan).


