Cette fiche biographique a été rédigée avec l’aide de l’ARDHAN.
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Jean, Marie, Paul Laugier naît le 19 mars 1927 à Orléans, dans le département du Loiret. Sa famille est domiciliée dans le Sud-Ouest de la France : c’est sur les registres d’état civil de la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, en Gironde, que sera transcrit l’acte officialisant son décès survenu en Indochine, ce qui confirme l’attache familiale de l’officier à cette commune située dans l’Entre-Deux-Mers, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bordeaux.
L’entrée à l’École navale (1947-1950)
Reçu au concours d’admission à l’École navale en 1947, Jean Laugier est incorporé le 29 septembre au Centre de Formation maritime (CFM) de Pont-Réan près de Rennes. Il appartient donc initialement à la promotion 1947. Il reçoit en un mois les rudiments d’instruction militaire et maritime. La promotion 1947 est ensuite dispersée pour un embarquement de deux mois sur différents bâtiments. Pour l’élève Laugier, ce sera le patrouilleur de 325 tonnes Lancier, basé à Bizerte, aux appontements de la Baie Ponty.
La promotion se regroupe alors à l’Ecole navale du Poulmic de janvier 1948 à septembre 1949. L’École navale, après avoir vu ses installations historiques de Brest endommagées pendant la Seconde Guerre mondiale, a transféré ses activités sur la presqu’île de Crozon, dans le Finistère, où elle s’établit sur la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic, en octobre 1945. C’est là que Jean Laugier suit, le cursus initial des élèves officiers de la Marine nationale : trois années de formation militaire, scientifique et maritime mêlant enseignement académique, instruction à la mer et apprentissage des fondamentaux du métier d’officier.
Pour une raison non connue, indisponibilité médicale ou redoublement d’une année, Jean-Marie Laugier passe une année de plus à l’Ecole navale et est reclassé avec la promotion 1948.
[Note : ce parcours Pont-Réan, Bateau puis Le Poulmic, est suivi par les promotions 1945 à 1949. La promotion 1950 intègrera directement au Poulmic.]
Promu enseigne de vaisseau de 2e classe le 1er octobre 1950, à l’issue de cette première phase de formation, Jean Laugier embarque alors à bord du croiseur-école Jeanne d’Arc. Le bâtiment accomplit chaque année une campagne d’application destinée aux jeunes officiers fraîchement issus de l’École navale. Cette campagne 1950-1951 constitue, selon la formule consacrée, leur « école d’application des enseignes de vaisseau » et leur donne l’occasion d’éprouver, dans des conditions opérationnelles réelles, les connaissances acquises à terre tout en effectuant un tour de divers ports et escales à travers le monde.
Le 1er octobre 1951, Jean Laugier est promu enseigne de vaisseau de 1re classe.
La formation de pilote aux États-Unis (1951-1953)
À l’issue de la campagne d’application de la Jeanne d’Arc, Jean Laugier opte pour la spécialité d’aéronautique navale. Cette orientation s’inscrit dans le cadre d’une politique de recrutement accélérée engagée par la Marine nationale à partir de 1950, pour combler un déficit chronique en pilotes. Les capacités d’entraînement disponibles en France et en Afrique du Nord étant insuffisantes, un accord conclu dans le cadre du pacte atlantique permet à plusieurs centaines d’élèves-pilotes français de bénéficier, entre 1950 et 1957, du programme de formation de l’US Navy. Selon les sources historiques disponibles, 509 pilotes de l’Aéronautique navale sont formés par l’US Navy entre 1951 et 1957 dans le cadre de cet accord, soit plus de la moitié du total (924) de pilotes formés pendant cette période.
Au débarquement de la Jeanne le 29 septembre 1951 et précédant le départ aux Etats-Unis, un stage aéro d’un mois se déroule sur la BAN de Cuers-Pierrefeu.
Jean Laugier suit ce cursus de novembre 1951 à février 1953 débutant à la Naval Air Station de Pensacola, en Floride. Le parcours type des élèves français comporte plusieurs étapes successives. Après une mise à niveau en anglais aéronautique encadrée par un instructeur canadien, les cadets enchaînent une phase d’instruction théorique baptisée Pre-Flight – comprenant des cours de navigation, de mécanique, de météorologie et de principes du vol, ainsi qu’une préparation physique. Suivent :
- la première période d’entrainement en vol (Basic Training) sur appareil North American SNJ (la version aéronavale du T-6) à Pensacola et sur la base auxiliaire de Whiting Field,
- la seconde période de spécialisation (Advanced Training) qui, pour les élèves destinés à la chasse, se déroule à Kingsville puis Corpus Christi, au Texas sur des appareils plus performants, F8F Bearcat, F6F Hellcat. Une qualification à l’appontage sur F6F à bord de l’USS Monterey le 9 janvier 1953, est le point d’orgue de cette formation.
À l’issue de ces 15 mois passés aux États-Unis, Jean Laugier obtient à Corpus Christi ses « Golden Wings », l’insigne américain de pilote naval, son brevet d’aéronautique et son brevet de pilote d’aéronautique navale n° 3910 le 29 janvier 1953.
Le retour en France et l’affectation à la Flottille 3F (1953)
De retour de Pensacola en mars 1953, l’enseigne de vaisseau Laugier rejoint la base d’aéronautique navale d’Hyères-Le Palyvestre, dans le Var, et y est affecté à l’escadrille 54S. Créée en 1946 dans le cadre de la réouverture de la BAN d’Hyères après la Seconde Guerre mondiale, l’escadrille 54S abrite l’École d’appontage et de chasse embarquée. Sa mission première est d’assurer la qualification au catapultage et à l’appontage sur porte-avions des pilotes destinés à servir au sein de l’aviation embarquée. En 1953, sa flotte se compose d’avions école SNJ-4, de chasseurs Grumman F6F-5 Hellcat et de bombardiers en piqué Curtiss SB2C-5 Helldiver. C’est sur ces derniers que Jean Laugier effectue sa transformation, en vue d’une affectation à l’une des unités de l’aviation embarquée alors équipées de cet appareil. Il est qualifié à l’appontage sur SB2C le 2 juillet 1953 à bord du La Fayette.
Le Curtiss SB2C-5 Helldiver est un bombardier en piqué biplace d’origine américaine, conçu durant la Seconde Guerre mondiale et entré en service au sein de l’US Navy à partir de 1943. L’aéronautique navale française reçoit 110 exemplaires de la version SB2C-5 entre 1949 et 1954, en remplacement de ses Douglas SBD Dauntless vieillissants. Doté d’un moteur Wright Cyclone, d’une capacité d’emport supérieure à deux tonnes de bombes et d’une autonomie nettement plus grande que celle des chasseurs Bell P-63 Kingcobra alors utilisés par l’armée de l’Air en Indochine, le Helldiver est destiné à équiper les flottilles d’assaut embarquées sur les porte-avions de la Marine. L’avion est biplace avec un observateur à l’arrière mais pendant la bataille de Dien Bien Phu, pour gagner de l’autonomie, les pilotes voleront seul à bord.
À l’issue de sa qualification, Jean Laugier est affecté en juillet 1953 à la flottille 3F. Cette unité de bombardiers en piqué, héritière de la 3e flottille de bombardement (novembre 1940 – avril 1944) armée de Martin 167, puis de juillet 1944 à juillet 1948 sur SBD Dauntless a été réarmée le 1er mai 1950 à Hyères sur SB2C-5 Helldiver. Elle constitue, aux côtés de la flottille 11F, équipée de Grumman F6F-5 Hellcat, le groupe aérien embarqué du porte-avions Arromanches.
L’Arromanches est un porte-avions léger de la classe Colossus, construit pour la Royal Navy sous le nom de HMS Colossus. Achevé en 1944, prêté à la France en août 1946, rebaptisé Arromanches en mars 1947, puis racheté définitivement par la Marine nationale en 1951, il a déjà effectué trois campagnes en Indochine lorsque s’ouvre, en 1953, sa quatrième et dernière période d’engagement en Extrême-Orient.

Le départ pour l’Indochine (août-octobre 1953)
Le 29 août 1953, le capitaine de vaisseau Patou prend le commandement de l’Arromanches à Toulon. Le 9 septembre, le bâtiment appareille à destination de l’Indochine avec à son bord la flottille 3F, placée sous les ordres du lieutenant de vaisseau Jean Andrieux, et la flottille 11F, commandée par le lieutenant de vaisseau de Castelbajac. La 3F dispose alors de 12 Helldiver, complétés par 4 appareils dits « volant de fonctionnement » destinés à compenser l’usure et les pertes ; la 11F aligne pour sa part 12 Hellcat et 6 avions de volant. Deux hélicoptères Sikorsky S-51 détachés de l’escadrille 58S sont également embarqués pour assurer la sécurité des mouvements aviation.
Le porte-avions arrive le 29 septembre 1953 devant le cap Saint-Jacques, à l’embouchure de la rivière de Saïgon, et catapulte ses avions vers le terrain de Bien Hoa, où les pilotes effectuent une période d’entraînement et d’acclimatation. Le 9 octobre, l’Arromanches et son groupe aérien rejoignent la baie d’Along, dans le nord du Tonkin.
C’est dans ce cadre que Jean Laugier entame son engagement opérationnel en Indochine, à compter du 1er octobre 1953, ainsi que l’attestent les citations qui lui seront ultérieurement décernées et qui font débuter à cette date le décompte de ses heures de vol de guerre.

L’engagement opérationnel d’octobre 1953 à mars 1954
Dans les mois précédant la grande offensive viêtminh sur Diên Biên Phu, la flottille 3F est engagée au-dessus du Nord-Vietnam dans des missions de bombardement et d’appui-feu. La citation décernée à Jean Laugier le 15 avril 1954 à l’ordre de l’armée de Mer fait mention de plusieurs faits d’armes accomplis durant cette période : « S’est particulièrement distingué le 20 novembre en attaquant avec précision et efficacité dans la région de Phu No Quan une position de DCA adverse. A brillamment participé en outre aux missions offensives contre des voies de communication adverses dans la région de Than Giao du 9 novembre au 16 décembre 1953. »
Au 25 décembre 1953, le pilote totalise 515 heures de vol, dont 87 heures de vol de guerre accomplies au cours de 30 missions effectuées depuis le 1er octobre 1953.
À partir du 13 mars 1954, date du déclenchement par le Việtminh de l’attaque générale du camp retranché de Diên Biên Phu, l’engagement de la flottille 3F change de nature et d’intensité. La mission principale de l’aviation embarquée (Helldiver de la 3F et Hellcat de la 11F) consiste désormais à fournir aux unités assiégées dans la cuvette l’appui-feu maximum contre les concentrations d’infanterie viêtminh, contre les positions d’artillerie installées sur les crêtes environnantes et contre les batteries de défense contre avions (DCA), ainsi qu’à protéger les avions de transport effectuant les parachutages de ravitaillement et de renforts.
La citation décernée par décret n° 122 de l’État du Việt Nam du 28 octobre 1954, signée par le chef de l’État Bao Daï, précise que Jean Laugier « a réduit au silence trois batteries rebelles les 16, 18, 22 mars » et qu’au 1er avril 1954, il totalise 646 heures de vol, dont 218 heures de vol de guerre accomplies au cours de 70 missions depuis le 1er octobre 1953. En 6 mois d’engagement opérationnel, le pilote a donc plus que doublé son volume de vol et accompli plus du double de missions de guerre par rapport au bilan de fin décembre.
Les pertes de la 3F augmentent à mesure que s’intensifie la bataille. Le 31 mars 1954, le lieutenant de vaisseau Jean Andrieux, commandant de la 3F, est touché par la DCA viêtminh au cours d’une mission d’attaque au sol et s’écrase près du col des Méos, à 2 km environ du point d’appui Gabrielle. Il est porté disparu. Du côté de la 11F, le lieutenant de vaisseau Doé de Maindreville avait été perdu dès le 13 mars, et le lieutenant de vaisseau Lespinas avait été abattu à 6 km de Diên Biên Phu le 15 mars.
Confronté à l’intensité de la DCA et aux difficultés que pose une météorologie souvent défavorable, le commandant de l’Arromanches décide alors de débarquer ses flottilles à terre afin de réduire les temps de transit et la charge de travail imposée aux pilotes. La 11F est basée sur le terrain de Cát Bi, près de Haïphong ; la 3F est, pour sa part, déployée sur la base aérienne de Bach Mai, en banlieue de Hanoï, d’où elle continue ses missions au-dessus de la cuvette.
Le contexte tactique au début d’avril 1954
À la fin du mois de mars 1954, la situation du camp retranché de Diên Biên Phu se dégrade rapidement. Dans la nuit du 30 au 31 mars, au terme d’une préparation d’artillerie intense, la division 312 du Việtminh s’empare des points d’appui Dominique 1 et 2, tandis que la division 316 attaque les positions de la ligne des « Cinq collines » baptisées Éliane. Éliane 1, situé au nord-est du dispositif français, tombe entre les mains de la division 312 dans la soirée du 30 mars.
La reprise d’Éliane 1 devient une priorité tactique pour le commandement français. Le terrain, qui surplombe le centre du camp et la piste d’aviation, constitue un observatoire et une base d’attaque dont la possession par le Việtminh menace directement le dispositif central. Plusieurs missions d’appui aérien sont planifiées pour préparer les contre-attaques d’infanterie.
C’est dans ce cadre que s’inscrit la mission confiée le 9 avril 1954 à une patrouille de deux Helldiver de la 3F.

La mission du 9 avril 1954
Le journal de marche du Groupement opérationnel du Nord-Ouest (GONO), tenu par le commandement du camp retranché, restitue avec précision la chronologie des derniers instants de la mission.
À 18 h 40, deux Helldiver de la 3F se présentent à la verticale du point d’appui Castor, à 9 500 pieds d’altitude. Leur indicatif de patrouille est « Ganga ». L’objectif est le point d’appui Éliane 1, désormais tenu par le Việtminh. L’appareil de tête, indicatif « Ganga Vert », piloté par le LV Rougevin-Baville, attaque le premier avec des bombes de 500 livres à explosion instantanée. La DCA viêtminh, équipée de canons de 37 mm, prend à partie l’appareil suivant, « Ganga Noir ».
À 18 h 45, « Ganga Vert » annonce la fin de son bombardement. Le second Helldiver, codé 3.F-11 et piloté par l’enseigne de vaisseau Jean Laugier, attaque à son tour selon un axe de piqué sud-est/nord-ouest, sous une inclinaison de 50 degrés. Il largue une charge de 2 000 livres d’explosifs sur Éliane 1.
À 18 h 50, au cours de la ressource (manœuvre de redressement consécutive au piqué), l’appareil de Laugier est touché par une salve de quatre tubes de DCA tirant 5 à 6 obus de 37 mm. Le Helldiver, n° de série de l’US Navy BuAer 89334, prend feu. Le pilote, seul à bord, parvient à évacuer son appareil, mais à une altitude trop faible, environ 700 pieds, pour permettre une ouverture normale de son parachute. Selon le journal de marche, le parachute se prend dans l’appareil en chute ; selon d’autres sources, il n’a tout simplement pas le temps de se déployer. L’avion s’écrase à proximité du point d’appui Claudine 5, près du lieu-dit Ban Ong Pet, à 2 km à l’ouest du camp retranché, hors des lignes françaises.
Le message d’observation, transmis au PC par l’observateur aérien d’indicatif « Torri Rouge », résume ainsi l’événement : « Ganga Noir 2 abattu pendant sa ressource par du 37 mm. Pilote a sauté trop bas. Parachute ouvert trop tard. Tombé hors de nos lignes. Il est 18 h 50. »
Une section de la 3e compagnie du 1er bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (1/13 DBLE), commandée par le capitaine Capeyron, s’élance hors des lignes françaises pour récupérer le corps. La mission est menée à bien : la dépouille du pilote est ramenée dans le périmètre du camp et inhumée sur place.
Le lendemain, 10 avril, à l’issue de combats d’une violence extrême menés par le 6e bataillon de parachutistes coloniaux et par le 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes, sous le commandement du chef de bataillon Bigeard, le point d’appui Éliane 1 est repris par les troupes françaises. L’opération coûtera une centaine d’hommes aux parachutistes et au moins 300 tués au Việtminh.
Diên Biên Phu capitule moins d’un mois plus tard, le 7 mai 1954.
L’acte de décès de Jean Laugier est établi sous le numéro 37 à Gia-Định, dans la banlieue de Saïgon, ville qui sert alors de centre administratif pour les actes d’état civil des militaires français morts en Indochine. Cet acte est ensuite transcrit, sous le numéro 15, sur le registre des décès de la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, dans le département de la Gironde, où sa famille était domiciliée. La mention « Mort pour la France » lui est officiellement reconnue
L’EV1 Laugier totalisait 664 heures de vol dont 236 de guerre en 77 missions.
Citations et décorations
Jean Laugier fait l’objet de trois citations à l’ordre de l’armée de Mer, reçues entre avril et octobre 1954, ainsi que d’une élévation à titre posthume au grade de chevalier de la Légion d’honneur.
La première citation, datée du 15 avril 1954 et signée six jours seulement après sa mort, porte sur l’ensemble de son engagement entre le 1er octobre 1953 et le début 1954. Elle relève notamment l’attaque réussie, le 20 novembre 1953, d’une position de DCA dans la région de Phu No Quan ainsi que sa participation aux missions offensives sur les voies de communication adverses entre le 9 novembre et le 16 décembre 1953. Elle souligne ses « plus belles qualités d’audace et de sang-froid » et comporte l’attribution de la croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieures (TOE) avec palme.
La seconde citation, prononcée par décision du 28 avril 1954 (20 jours après son décès) concerne directement son engagement à Diên Biên Phu et son comportement face à l’ennemi jusqu’à sa mort. Elle décrit Jean Laugier comme un « officier et pilote d’élite, modèle de courage et de sang-froid souriant », et précise : « Engagé dans la bataille de Diên Biên Phu dès les premiers jours de l’attaque ennemie, a participé quotidiennement pendant un mois à toutes les missions menées par sa Flottille sur le camp retranché, manifestant un mépris total du danger, malgré une DCA intense et des conditions météorologiques souvent très mauvaises. S’est fait remarquer à maintes reprises par l’audace et la précision de ses attaques sur les positions adverses, en réussissant notamment à réduire au silence plusieurs batteries de DCA. A trouvé une mort glorieuse le 9 avril 1954, abattu par la DCA alors qu’il venait de placer ses bombes au but sur un point d’appui viêtminh très défendu, dont l’attaque était d’importance primordiale pour nos troupes. » Cette citation, à l’ordre de l’armée de Mer, comporte également l’attribution de la croix de guerre des TOE avec palme.
La troisième citation est prononcée par décret n° 122 du chef de l’État du Việt Nam, Bao Daï, en date du 28 octobre 1954. Elle reconnaît au pilote ses faits d’armes accomplis dans le cadre de la défense de l’État vietnamien associé et lui décerne, là encore, une croix de guerre des TOE avec palme.
Enfin, par décret du 5 avril 1955, Jean Laugier est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, près d’un an après sa mort.




