Louis Fourcade naît le 14 novembre 1909 à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Après ses études secondaires effectuées au lycée français de Mayence, en zone d’occupation rhénane, il prépare le concours d’entrée à Saint-Cyr au Prytanée militaire de La Flèche. Il intègre l’École spéciale militaire en 1929, au sein de la promotion « général Mangin ». Son classement de sortie lui ouvre l’accès à l’infanterie coloniale, choix qui orientera durablement sa carrière vers les théâtres d’outre-mer.
Le 1er octobre 1931, le sous-lieutenant Fourcade est affecté au 8e régiment de tirailleurs sénégalais (8e RTS), stationné à Toulon. Il y rencontre Geneviève Seguin, une jeune Toulonnaise. Après un premier séjour colonial en Côte d’Ivoire de 1932 à 1935, il revient en garnison à Toulon où le mariage est célébré le 2 octobre 1936 en l’église Saint-Louis. Une fille, Monique, naît en 1937.
En 1938, le lieutenant Fourcade est désigné pour l’Indochine. Il rejoint le 9e régiment d’infanterie coloniale, en garnison à Hanoï. Promu capitaine en 1939, il est choisi comme aide de camp par le général Georges Catroux, alors gouverneur général de l’Indochine.
L’Indochine sous Vichy et la guerre du Pacifique (1940-1945)
La défaite de juin 1940 et l’armistice bouleversent la position française en Extrême-Orient. Catroux refuse de servir le régime de Vichy et rejoint les Forces françaises libres. Le commandement en Indochine échoit à l’amiral Jean Decoux. Selon le récit transmis par les anciens du régiment, Decoux écarte les officiers proches de son prédécesseur ; Fourcade est en conséquence envoyé à la base aérienne de Bach Maï, au Tonkin.
À ce poste, le capitaine effectue plusieurs missions de reconnaissance et d’interception aux limites du territoire indochinois alors disputé entre Français, Japonais et Siamois. Dans ce contexte, Fourcade est cité une première fois pour avoir endommagé un appareil japonais Akasima 94 aux commandes d’un Potez 63-11. Affecté ensuite à Battambang, au Cambodge, lors des incidents de frontière franco-siamois, il aurait capturé personnellement le chef d’un détachement de cavalerie siamoise lancé contre sa compagnie : seconde citation. Envoyé enfin à Moncay, port de pêche du Tonkin proche de la frontière chinoise, il est crédité de la capture de deux jonques chinoises et d’une cinquantaine de pirates qui menaçaient la ville. Ces actions lui valent une troisième citation et la croix de chevalier de la Légion d’honneur, attribuée le 29 octobre 1943.
Le 9 mars 1945, les forces japonaises stationnées en Indochine lancent un coup de force contre les troupes et les fonctionnaires français, mettant fin à la souveraineté de fait de la France. Fourcade parvient à gagner le large avec un détachement composé de militaires, de douaniers européens, de tirailleurs et de supplétifs, à bord de quelques jonques de haute mer. Pendant plusieurs mois, il mène depuis la baie d’Ha Long une guerre d’embuscades maritimes contre les navires japonais, jusqu’à la reddition nipponne d’août 1945. À cette date, il participe à l’occupation d’Haïphong où il exerce brièvement, pendant deux jours, les fonctions de maire.
Il rejoint ensuite le commando Conus au Laos, unité spéciale chargée d’opérer dans la région de Luang Prabang. Sans formation préalable au parachutisme, il y effectue deux sauts opérationnels. Il s’agit de sa première expérience aéroportée.
Sa femme Geneviève, surnommée « Youyou » dans le cercle militaire, vit également une période mouvementée. Confiée par son mari à quelques hommes sûrs avant son embarquement de mars 1945, elle traverse la frontière près de Moncay avec sa fille Monique et plusieurs autres femmes et enfants. Le récit familial évoque cinq mois passés à cheval sur la frontière sino-tonkinoise, entre Tonkin et Yunnan, jusqu’à Kunming, puis le passage en territoire indien et l’arrivée à Calcutta en juillet 1945. Elle y prend brièvement un emploi de secrétaire à la mission coloniale française, avec le grade d’aspirant, avant d’être affectée au service du Chiffre des transmissions de l’état-major de la Marine à Saïgon, avec le grade de lieutenant. Le couple est ensuite rapatrié vers Toulon.
Le retour en métropole et la formation parachutiste (1946-1950)
De retour en France en 1946, Fourcade est promu chef de bataillon. Il rejoint la Brigade de parachutistes coloniaux en cours de constitution en Bretagne. Cette période voit la création des unités parachutistes coloniales destinées à intervenir en Indochine et en Afrique. En 1948, il est promu officier de la Légion d’honneur.
Il est désigné pour prendre la direction de l’instruction au Groupement d’instruction des troupes coloniales et métropolitaines (GITCM) de Fréjus, dans le Var, qui forme alors les cadres parachutistes destinés à l’Extrême-Orient. Cette affectation, fréquente dans les parcours d’officiers supérieurs parachutistes de l’époque, le prépare au commandement opérationnel d’unités aéroportées.
Retour en Indochine : la création des Commandos Nord-Vietnam
La guerre d’Indochine, ouverte en décembre 1946 entre la France et le Việtminh d’Hô Chi Minh, s’enlise au début des années 1950. Après les revers de l’automne 1950, et notamment la perte de la route coloniale n° 4, le gouvernement français nomme en décembre 1950 le général Jean de Lattre de Tassigny haut-commissaire et commandant en chef en Indochine, avec mission de redresser la situation militaire. De Lattre, retour de son commandement à l’Union de l’Europe occidentale, arrête en 1951 l’offensive vietminh sur le delta du fleuve Rouge avant que la maladie ne l’oblige à rentrer à Paris où il meurt en janvier 1952.
C’est dans ce cadre que Fourcade, alors chef de bataillon commandant le 1er Bataillon de parachutistes coloniaux (1er BPC), est chargé par le commandement de structurer une nouvelle formation : les commandos auxiliaires du Tonkin, initialement désignés « commandos d’intervalle » avant d’être connus sous le nom de Commandos Nord-Vietnam. Une première décision portant création de huit commandos auxiliaires au Nord-Vietnam est signée le 2 juillet 1951 ; le dispositif est porté à 30 commandos le 10 juillet 1951, puis à 45 le 19 novembre 1951. Fourcade est désigné chef de ce dispositif.
L’idée directrice est de répondre à la guerre asymétrique conduite par le Việt-minh en s’appuyant sur de petites unités très mobiles, constituées en grande partie d’autochtones (supplétifs vietnamiens, anciens « bộ đội » ralliés et tirés des camps d’internement militaire) encadrés par un noyau réduit de cadres français. Chaque commando, de la taille d’une compagnie, comptait en règle générale 9 militaires français, principalement issus des parachutistes coloniaux : 1 officier ou un adjudant-chef commandant, 4 sous-officiers à la tête des sections et un officier en second. Leur armement reste léger : pistolets-mitrailleurs Thompson et MAT 49, MAS 36, carabines M1, fusils-mitrailleurs FM 24/29, parfois quelques mortiers de 50 ou 60 mm.
La mission assignée à ces unités est triple : collecter du renseignement, traquer les unités locales du Việtminh et apporter une riposte aux coups de main et embuscades. Pour homogénéiser le recrutement, Fourcade fait créer en 1951 l’école de Vat Chay, confiée au capitaine Michel Legrand, destinée à dispenser un stage d’instruction et de cohésion. Faute de disponibilités opérationnelles, tous les personnels n’y passent pas et beaucoup sont formés directement par leurs chefs d’unité.
À la tête du dispositif, le commandant Fourcade dispose d’un effectif moyen d’environ 4 500 hommes (officiers, sous-officiers et supplétifs confondus) répartis sur l’ensemble du Nord-Vietnam. Il est blessé le 8 novembre 1951 au combat à Cong Sao, alors qu’il accompagne l’une des unités sur le terrain.
Parmi les chefs de commando placés sous son autorité, plusieurs entrent dans la chronique militaire de la période : le capitaine Jean-Louis Delayen (commando 13), les lieutenants Marcel Rusconi et Michel Romary, et surtout l’adjudant-chef Roger Vandenberghe, qui commande le commando 24 « Tigres noirs », l’un des huit créés en juillet 1951 à partir de la 11e Compagnie légère de supplétifs militaires. Vandenberghe, considéré par de Lattre comme le « meilleur soldat d’Indochine », est assassiné dans son sommeil dans la nuit du 5 au 6 janvier 1952 près de Nam Dinh par un ancien officier d’assaut du Việtminh, alors qu’il opérait dans la zone d’action de Fourcade. Une citation collective à l’ordre de l’armée, prise le 19 octobre 1955, récompense l’ensemble des 45 commandos.
En 1953, Fourcade est promu lieutenant-colonel et élevé à la dignité de commandeur de la Légion d’honneur. Il a 43 ans et compte alors plusieurs citations à l’ordre de l’armée pour son commandement du dispositif des Commandos Nord-Vietnam.
L’opération Castor et l’arrivée à Diên Biên Phu (novembre 1953)
La décision d’occuper la cuvette de Diên Biên Phu est prise par le général Henri Navarre, commandant en chef en Indochine depuis mai 1953, dans le cadre du plan qui porte son nom. L’objectif annoncé est d’occuper la vallée de Diên Biên Phu, dans le Tonkin, afin de couper la route du Laos au Việt-minh et de fixer les forces adverses pour les amener à la bataille rangée que le corps expéditionnaire espère gagner. L’opération aéroportée doit ainsi créer les conditions militaires permettant, selon les termes assignés par le ministre René Mayer à Navarre, d’amener une « solution politique honorable ».
Le déclenchement de l’opération « Castor » est arrêté pour le 20 novembre 1953. Deux groupements aéroportés sont constitués pour le saut sur la cuvette. Le Groupement aéroporté n° 1 (GAP 1) est confié au lieutenant-colonel Fourcade. Le GAP 2 est placé sous les ordres du lieutenant-colonel Pierre Langlais. L’ensemble est coiffé par l’État-major divisionnaire aéroporté (EDAP) du général Jean Gilles, ancien chef des troupes aéroportées en Indochine.
La composition du GAP 1 au saut du 20 novembre 1953 est documentée par les archives photographiques et les journaux de marche : le 6e Bataillon de parachutistes coloniaux (6e BPC) du chef de bataillon Marcel Bigeard, le 2e bataillon du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (II/1er RCP) du commandant Bréchignac, la 17e Compagnie parachutiste du génie, ainsi que des éléments du Groupe de marche du 35e Régiment d’artillerie légère parachutiste (GM/35e RALP) sous les ordres du chef d’escadron Millot.
Le matin du 20 novembre, l’avion poste de commandement décolle de Hanoï à 4 heures. Les généraux Gilles, Dechaux et Bodet, adjoint de Navarre, sont à bord et doivent décider du déclenchement de l’opération aéroportée. À 6 h 30, le brouillard couvre encore la cuvette ; il se dissipe finalement, et c’est le général Bodet qui prend, à 06 h 52, la décision d’exécuter Castor. La première vague comprend le 2/1er RCP du commandant Bréchignac et le 6e BPC du commandant Bigeard, en attente sur les aéroports de Bach Mai et Gia Lam depuis 04 h 00 du matin. Le chef d’escadron Millot, avec une petite équipe (le lieutenant Henrion, un sous-officier et trois hommes) est chargé de conseiller le colonel Fourcade en matière d’appuis d’artillerie.
Au cours de la journée du 20 novembre, sont successivement parachutés le 6e BPC, la 17e Compagnie parachutiste du génie, le GM 35, le II/1er RCP, le PC du GAP 1 sous les ordres du lieutenant-colonel Fourcade, le 1er BPC du commandant Souquet, la CEPML (Compagnie étrangère parachutiste de mortiers lourds) et l’ACP 1 (Antenne chirurgicale parachutiste n° 1). Le lendemain 21 novembre, ce sont les unités du GAP 2 qui sautent — 1er Bataillon étranger de parachutistes (1er BEP), 8e BPC du capitaine Tourret, PC du GAP 2 et EDAP. Le 22 novembre, le 5e Bataillon de parachutistes vietnamiens (5e BPVN) complète le dispositif.
Une photographie d’archive de l’ECPAD montre le lieutenant-colonel Fourcade, commandant le groupement aéroporté n° 1, au volant d’une jeep sur le terrain de Diên Biên Phu, accompagné d’autres officiers, dans les jours qui suivent le parachutage. Le commandement supérieur (Navarre, Bodet, Cogny, Gilles) vient inspecter le dispositif aussitôt la cuvette occupée. La position est progressivement aménagée en base aéroterrestre, avec un terrain d’aviation au centre du dispositif.
Les bataillons parachutés lors de Castor ont vocation à céder rapidement la place à des unités plus permanentes, transportées ensuite par voie aérienne. Le premier avion se pose à Diên Biên Phu le 25 novembre et le retrait des bataillons parachutistes ayant participé à l’opération débute. C’est ainsi que le PC du GAP 1 du lieutenant-colonel Fourcade, comme l’EDAP du général Gilles, sont relevés au fil des semaines.
Fourcade dans la bataille de Diên Biên Phu
L’occupation de la cuvette se transforme rapidement en piège. Le général Võ Nguyên Giáp concentre quatre divisions autour de la position et hisse, à dos d’homme, une artillerie lourde sur les crêtes dominant la garnison. Le Việt-minh dispose pour la première fois de canons de 105 mm de récupération américaine, d’obusiers pris aux Chinois et, surtout, d’une importante artillerie antiaérienne avec des pièces de 37,5 mm et des centaines de mitrailleuses de 12,7 mm qui interdiront progressivement le soutien aérien aux forces françaises encerclées.
Au sein du camp retranché, la défense s’articule autour de centres de résistance désignés par des prénoms féminins. Le 13 mars 1954, à 17 h 10, l’artillerie vietminh ouvre le feu : la bataille commence. Le centre de résistance Béatrice, tenu par le 3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère, tombe dès la nuit du 13 au 14 mars.
Au moment où s’ouvre la bataille, Fourcade ne se trouve plus à Diên Biên Phu. Le GAP 1 qu’il avait commandé lors de Castor a été dissous comme structure opérationnelle après la relève des unités parachutistes initiales. L’ordre de bataille du camp retranché, tel que reconstitué a posteriori, mentionne encore la dénomination « Groupement Aéroporté 1 (GAP 1), lieutenant-colonel Louis Fourcade », regroupant pour la circonstance le 2e BEP, le 1er BPC, le 6e BPC et le II/1er RCP. Cette appellation correspond toutefois à la désignation administrative des unités plutôt qu’à la présence effective du chef sur le terrain : les bataillons du GAP 1 ont été relevés rapidement après leur parachutage de novembre 1953. Sur place, le commandement opérationnel des parachutistes pendant la bataille est exercé par le lieutenant-colonel Langlais, qui reprend le commandement effectif du camp après l’effacement progressif du colonel Christian de Castries.
Pendant la durée du siège, Fourcade demeure d’abord en Indochine, à son poste de chef du dispositif des Commandos Nord-Vietnam, dont l’action se poursuit dans le delta du fleuve Rouge et sur les arrières de l’adversaire. Plusieurs de ses commandos sont par ailleurs engagés à Diên Biên Phu même ; deux d’entre eux ne quitteront pas la cuvette. Il est rapatrié fin avril 1954, à contre-cœur, laissant ses compagnons d’armes et deux de ses commandos dans la cuvette.
Le camp retranché tombe le 7 mai 1954. L’effectif de la garnison se monte à 14 014 hommes, dont 2 293 morts et 11 721 prisonniers ; seulement 3 290 reviennent vivants en France. La défaite ouvre les négociations de Genève et marque la fin de la présence française en Indochine.
La parenthèse métropolitaine et la guerre d’Algérie (1954-1959)
Rapatrié en France, Fourcade prend en juillet 1954 le commandement de la Demi-brigade de commandos parachutistes à Bayonne. L’unité, qui rassemble une partie des cadres d’Indochine, est en phase de réorganisation après la fin du conflit.
L’insurrection algérienne, déclenchée le 1er novembre 1954, mobilise rapidement le commandement français. Fourcade est désigné pour l’Algérie en mai 1956. Il y met sur pied le 8e Régiment de parachutistes coloniaux (8e RPC), en s’appuyant sur des rappelés métropolitains, des cadres africains et malgaches. Conformément à la conception qu’il avait développée en Indochine, il structure le régiment en compagnies souples et mobiles, et confie le commandement du commando du régiment au lieutenant de Peretti, tué au combat en juin 1957.
L’organigramme de constitution du 8e Régiment de parachutistes coloniaux, en mai 1956, comporte selon les états régimentaires : chef de corps lieutenant-colonel Louis Fourcade, commandant en second capitaine Paul Mourier, commandant major chef de bataillon Raoul Orsini, et plusieurs officiers adjoints, avec à la tête des compagnies le capitaine Raymond Dupau (1re), le lieutenant Gérard Faussurier (2e), le lieutenant Roger Decours (3e), le capitaine Yves de Kerros (4e), ainsi qu’un escadron et une compagnie d’appui.
À la tête du régiment, et notamment lors des combats du Djebel Anoual et du Tarf, le 8e RPC s’inscrit dans la liste des unités ayant obtenu, selon les bilans officiels et les hommages rendus par ses anciens, l’un des bilans opérationnels les plus élevés du conflit algérien. En 1957, Fourcade est promu colonel et élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.
Après trois ans et demi en Algérie, il prend le commandement de la Brigade des parachutistes d’outre-mer. Il sera le seul officier supérieur parachutiste à commander cette unité à deux reprises. Il devient ensuite l’adjoint du général commandant la 11e Division légère d’intervention, qui deviendra la 11e Division parachutiste, héritière des unités d’intervention rapide de l’armée de Terre.
Fin de carrière
Le colonel Fourcade est promu général de brigade en avril 1964 et admis à faire valoir ses droits à la retraite en octobre de la même année, à 54 ans. Le tribut rendu en avril 2002 par le général François Cann, président de l’Amicale des anciens du 8e RPIMa, lors des obsèques toulonnaises, attribue cette fin de carrière relativement précoce et le faible nombre d’étoiles atteint au « franc-parler » du général d’origine gasconne, qui n’aurait pas toujours rencontré l’agrément de ses supérieurs hiérarchiques ni de certaines autorités civiles. Cette analyse, formulée par un proche du défunt, relève de l’hommage et ne saurait être tenue pour une explication historique établie ; elle correspond néanmoins à des trajectoires comparables observées chez d’autres officiers parachutistes des guerres d’Indochine et d’Algérie ayant fait l’objet de mises à l’écart à la suite des crises de 1958 et 1961.
Retraité à Toulon, Fourcade demeure proche du monde combattant. Il préside ou participe à de nombreuses associations d’anciens, notamment celle des anciens Commandos du Nord-Vietnam.
Le général Louis Fourcade s’éteint le 8 avril 2002.
En 2017, l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan choisit le général Louis Fourcade comme parrain de sa promotion 204 (2017-2020), aux côtés des grandes figures de l’arme parachutiste et coloniale traditionnellement retenues pour cette fonction de transmission mémorielle.
Décorations et citations
Grand-croix de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945 et des Théâtres d’opérations extérieures, croix de la Valeur militaire avec un total d’une vingtaine de citations dont 13 palmes, parmi lesquelles deux vietnamiennes, médaille de l’Aéronautique, médaille de la Résistance et plusieurs décorations étrangères.




